Alain  ZAEPFFEL

Alain ZAEPFFEL

 

est le directeur du département voix du Conservatoire National d'Art Dramatique à Paris.

Parmi sa discographie soliste, on trouve des grands airs d'opéra des XVIème et XVIIIème siècles, tels Hasse, Gluck, Traetta, Haendel, Pergolèse, Charpentier, Scarlatti.

Il travaille également depuis 2000 avec les chanteurs du CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).

 

Biographie complète

Après des études de lettres (maîtrise de philosophie, capes es lettres) et de chant, Alain Zaepffel participe comme contre-ténor à des oratorios et opéras sous la direction de Michel Corboz, Japp Schroeder, Max Pommer et l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig avec lequel il enregistre plusieurs disques (Die Wahl des Herakles…).

Il recherche et exhume un grand nombre de partitions des bibliothèques européennes: autant d'œuvres qu'il donne en concert et grave au disque: cantates, Salve Regina de Scarlatti, œuvres pour le castrat Gaetano Guadagni, (en liaison avec la fondation Cini), oeuvres de la Renaissance anglaise : Dramatic Laments, disque pour lequel il obtient le diapason d’or.

A l’invitation de René Koering, il dirige l’opéra Theodora de Haendel à la tête de l’orchestre de Montpellier mais aussi l’orchestre baroque de Prague pour le festival d’Ile de France.

Dans le même temps il provoque une rencontre avec de grands musiciens indiens (Zakir Hussein….) autour des « Leçons de ténèbres » de Marc Antoine Charpentier et des « Ragas de la nuit ».

Avec son ensemble Gradiva et la soprano Véronique Dietschy, il donne ce programme au Théâtre de la Ville, en Inde et dans l’Europe entière.

Il renouvelle cette aventure avec la chanteuse japonaise Marie Uehara. Il confronte alors les Madrigaux Guerriers et Amoureux de Claudio Monteverdi avec la grande épopée guerrière japonaise des Heike.

Il chante ensuite à l’occasion de la commémoration du 10e anniversaire du Pavillon d’or pour la chaîne de télévision N.H.K. et le Prince héritier du Japon.

Passionné par le théâtre il travaille notamment avec Pierre Barrat, Daniel Mesguich (Gogol), Stuart Seide, Antoine Vitez (l'Écharpe Rouge), et Marcel Bozonnet avec lequel il noue  une longue et amicale collaboration. Il adapte pour lui au théâtre le roman La Princesse de Clèves.

Nommé par ce dernier responsable du département « musique et voix » au CNSAD, il rétablit le travail vocal dans l’expression parlée du comédien (en prose et en vers). Il développe aussi au sein du département, le chant, la pratique polyphonique dans l’école jusque dans les ateliers de comédie musicale, s’interroge à travers plusieurs conférences sur les raisons profondes de la scission du Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique.

A la suite d’un atelier au Conservatoire, il monte Esther de Racine à la salle Richelieu de la Comédie Française, il en assume la direction musicale (Maîtrise de radio France), la mise en scène et le travail sur le vers.

Auteur de plusieurs articles pour l'encyclopédie du théâtre (diction, déclamation, technique vocale), il écrit pour différentes revues et prépare un livre sur la voix.

Après la mise en scène à Genève et au théâtre royal de Versailles d’un tableau de l'opéra des Maîtres Chanteurs de Richard Wagner, il met en scène Le Malade Imaginaire de Molière en 2016 qui permet selon les voeux de Claire Lasne-Darcueil, la rencontre des deux conservatoires nationaux CNSAD et CNSMDP.

Invité de plusieurs écoles supérieures de théâtre (Institut national de la marionnette..), il entretient depuis plusieurs années une relation pédagogique et artistique avec l’Erac et son directeur Didier Abadie qui lui  confie la conduite de différents ateliers. Il dirige « l'Ecole Arts oratoires: Eloquence et Rhétorique » à Sciences-po.

Depuis l’année 2016 Alain Zaepffel est chevalier de l’ordre des arts et  des lettres.