CRTH

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Formation à l'audiodescription par Elisabeth Martin Chabot, pour les élèves de deuxième année.

Initiation à la technique des Souffleurs d'images par Pascal Parsat, pour les élèves de première année

 

Depuis 4 ans, l’ERAC, avec le concours de Pascal Parsat, s’engage à former ses jeunes acteurs aux techniques qui favorisent l’accession aux spectacles des publics malvoyants et malentendants : le surtitrage, les souffleurs d’image et l’audio-description. Tout d’abord, cette action s’inscrit dans une problématique de fond liée à la place de l’acteur au sein de la société, l’acteur étant étymologiquement celui qui agit. L’école se doit par conséquent d’amener le jeune acteur à penser cette composante de sa pratique à travers des actions qui la mettent en exergue. En outre, l’initiation à ces techniques et leur mise en œuvre sollicitent chez les élèves concernés des compétences techniques et des qualités de savoir-être qui nourrissent et enrichissent en retour leur apprentissage général.   

 

« L’accession à la culture est inscrite dans le préambule de notre Constitution.

Cela veut dire qu’elle relève de l’action de la puissance publique mais qu’elle doit également être au cœur des préoccupations de notre société.

En 2013 l’Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes est la première école nationale à mettre en place un module spécifique de formation pour les élèves comédiens destiné à leur permettre de favoriser l’accession des publics malvoyants et malentendants aux spectacles de théâtre.

Le principe de l’audiodescription qui est diffusé grâce à des casques sans fil, permet de décrire en direct le déroulement du spectacle par un vocabulaire neutre et rythmé par le spectacle (écriture spécifique).

La technique des Souffleurs d’Images est un accompagnement personnalisé d’un comédien avec un malvoyant.

Le surtitrage permet enfin de disposer en lecture du texte de la pièce, projeté sur un des éléments de la scène pour les publics malentendants.

Si cette mission fait partie des compétences des acteurs et constitue pour eux une façon d’entrer en relation directe avec les publics, il est évident que de nombreuses questions sont à aborder pour renforcer cette action et élargir son champ d’expérimentation.

La ville constitue la dimension idéale pour favoriser l’accession à la culture et réfléchir aux solutions à mettre en place pour la rendre simple et naturelle ».                   

Didier ABADIE