La famille Schroffenstein
du 16 au 19 juil. 2014
Festival d'Avignon

La famille Schroffenstein

Informations pratiques

Festival d'Avignon : 04 90 14 14 14

Production

Production ERAC - En coproduction avec La Friche et le Festival d’Avignon

Distribution

Mise en scène / Giorgio Barberio-Corsetti

Traduction / Ruth Orthmann et Eloi Recoing

Assistante / Raquel Silva

Scénographe / Francesco Esposito

 

Direction technique / Pierre Leblanc

Régisseur plateau / Pierre Godefroy

Régisseur lumière / Nanouk

Régisseur vidéo et son / Emma Quéry

 

Les comédiens de l’Ensemble 21 :

Anna Carlier, Anthony Devaux, Capucine Ferry, Alexandre Finck, Adrien Guiraud, Laureline  Le Bris-Cep, Maximin Marchand, Léa Perret, Geoffrey Perrin, Juliette Prier, Lisa Spatazza, Gonzague Van Bervesseles, Chloé Vivares

Tarifs

plein tarif : 17€ tarif réduit : 14€ abonnés jeunes : 10€

de Kleist, mise en scène Giorgio Barberio Corsetti, avec les élèves-comédiens de troisième année, ensemble 21

Du mercredi 16 au samedi 19 juillet 2014 à 18h

Gymnase du lycée Saint Joseph – Festival d’Avignon / réservations 04 90 14 14 14

 

Note d’intention

 

Deux chiens, un blanc et un noir, qui se dévorent à tour de rôle.

En fait, une entière meute de chiens qui se dévorent entre eux.

Telle est l’image de la famille proposée par Kleist.

Notes dissonantes, poésie noire, matière dense, pierres en mouvement qui roulent sur une pente sans savoir si elles finiront en farces ou en tragédies.

La matière shakespearienne se transforme en cauchemar.

Les personnages sont vrais mais inexplicables ; haine, suspicion et malentendu sont les notes dominantes de toutes les énigmes proposées par chaque scène.

Et parfois même l’amour apparaît aimanté de soupçons.

Chutes, évanouissements, crédulité, le peuple se met vite en marche, à l’abri des murs, pour tuer et supplicier.

Ces silhouettes sculptées par des coups nets et forts dans une matière dure, avec une langue, une écriture qui glissent rapidement, sont un beau défi à relever pour des jeunes acteurs, du même âge que Kleist lorsqu’il écrivit cette œuvre.

L’écriture est riche d’images générées par les paroles gravées, mais elle est toujours concrète ; la parole parlée naît des impulsions secrètes et crée  pensée, poésie et actions.

Et de nouveau l’amour et la mort sont proches.

La substitution, le masculin et le féminin s’échangent entre eux.

La mort est la conséquence directe de l’amour, les fils doivent être tués par leurs pères parce qu’ils ont brisé les anciennes lois non écrites.

La folie couronne le déchaînement des pulsions.

La nature, les animaux regardent arriver dans leurs cycles et saisons les hommes qui brisent n’importe quelle règle et évolution …

 

 

L’histoire

 

Les Warwand et les Rossitz, branches ennemies de la lignée des Schroffenstein, se soupçonnent mutuellement de vouloir exterminer les descendants de la branche adverse pour jouir pleinement de l’héritage familial. Dans un crescendo de haine, chaque offre de paix se retourne catastrophiquement en une nouvelle occasion de violence : plus personne ne parvient à distinguer la situation réelle du fantasme qu’il en a. Et lorsqu’Ottokar, de la maison Warwand, et Agnès, de la maison Rossitz, tombent amoureux l’un de l’autre, c’est avec la terreur fascinée de qui se sait charmé par son plus mortel adversaire…

C’est en 1801, dans une Europe en guerre, que Kleist composa sa première pièce. Lointainement inspirée de Roméo et Juliette, cette fantaisie théâtrale, entre conte et cauchemar, porte déjà pleinement la marque si particulière de son auteur – de son lyrisme, de son humour angoissé et de sa perversité secrète.

 

Ce spectacle a été créé du mercredi 7 au samedi 10 mai 2014 à la Cartonnerie - La Friche la Belle de Mai – Marseille