NO SIGNAL [?HELP]Jean-Jacques Jauffret
du 13 au 16 févr. 2013
Salle Seita - Friche Belle de Mai

NO SIGNAL [?HELP]

texte et mise en scène Hubert Colas

Informations pratiques

Salle Seita - Friche Belle de Mai - Marseille

Entrée libre, réservation indispensable au 04 95 04 95 78

Distribution

 

Ecriture théâtre : Hubert Colas

Réalisation film : Jean-Jacques Jauffret

Scénario : Hubert Colas et Jean-Jacques Jauffret

Assistanat à la mise en scène : Sophie Nardone

Costumes : Marion Poey

 

Equipe du film :

Chef opérateur : Olivier Weinheimer, Assisant : Edoardo Matacena

Chef opérateur son : Gilles Cabau, Sébastien Crueghe

Perchman : Baptiste Alleman

Montage : Elise Vernant

Direction technique : Pierre Leblanc

Régie générale : Pierre Godefroy, Emma Quéry

 

Equipe de la création théâtre :

Régie générale : Frédéric Vienot

Son : Gilles Cabau assisté de Baptiste Alleman

Vidéo plateau : Patrick Laffont

Régie lumière : Fabien Sanchez

Liens

Diphtong Cie

en collaboration avec Jean-Jacques Jauffret

avec les élèves de troisième année - ensemble 20 : Ferdinand BARBET,  Myrtille BORDIER, Bertrand CAUCHOIS, Hayet CHOUACHI, Heidi-Eva CLAVIER, Louise DUPUIS, Laurène FARDEAU, Lucas GENTIL, Maxime LEVEQUE, Lucile OZA, Tom POLITANO, Pauline TRICOT, Gabriel TUR

Et Mathieu Montanier, Catherine Poisson

En coproduction avec Diphtong cie

« Cette aventure est le résultat de plusieurs rencontres et désirs. Etre associé à l’école de Cannes c’est d’abord le privilège d’accompagner et de prendre part à la vie d’une école. Voir évoluer de jeunes acteurs et tenter de leur apprendre non pas un art figé mais la complexité de leur futur. Un métier qui dépasse la notion du travail et qui met en jeu des instants de vie. L’art de regarder le monde, d’y prendre part et d’avancer vers la découverte des formes diverses qui jalonneront leurs futurs chemins. L’art de saisir des formes et des langues où leur engagement va plus loin que la simple interprétation. Saisir ce que le corps entend d’une langue, ce qu’elle tente de communiquer face à ceux qui l’écoutent. Tel est peut-être le pari de cette transmission.


La proposition artistique de No signal [ ?help], est aussi le plaisir d’une autre rencontre, celle du cinéma et du réalisateur Jean-Jacques Jauffret. Il serait difficile en quelques lignes d’exprimer le plaisir de la préparation et de la réalisation du film qui concourt pour une grande part à la singularité de ce projet mais aussi la connivence qui en a résulté entre nous. Tout comme les acteurs nous explorons la rencontre du cinéma et du théâtre dans une même expression scénique. Aurons-nous réussis ? Trop tôt pour le dire.  


L’histoire rêvée ici de No signal [ ?help] prend langue et image dans les chemins sinueux du désir d’une jeune génération aux prises avec le monde qui l’entoure. Multiplication des formes de communication et des sensations qui en résultent. Appréhension des désirs des autres pour soi-même. Comment vivre ce que l’on perçoit du désir d’autrui s’il ne se tourne pas vers nous ? Aimer, être aimé. Accueillir le monde avec frayeur ou opiniâtreté. Comment se saisir de ses propres désirs, de son plaisir et de sa peine face à ce que l’on ne comprend pas encore ? 
L’écriture mariera différents niveaux de langues : celles du cinéma, du théâtre bien sûr mais aussi à l’intérieur de ces formes, la recherche d’une oralité n’hésitant pas à traverser la langue dans la poésie, la prose, le lyrisme et les formes les plus quotidiennes. »

Hubert Colas, 22/11/2012 


 
Un étrange partage, une vraie rencontre. 

La rencontre des corps et de l’image des corps. De deux langues qui se croisent, se mêlent et s’interpellent. Deux langues qui s’interrogent à travers nos recherches.

                                      
Quand Hubert  Colas m’a invité dans cette aventure, je n’imaginais pas à quel point nos regards se répondaient. Il nous a fallu partager cet intime moment de l’écriture, partagé cette bruyante solitude du plateau de cinéma.  Nos mots incarnés dans un geste commun par les jeunes acteurs de l’ERAC hurlent le désir de l’autre celui d’être aimé dans un monde sans repère. Dire du sacré pour mieux entendre le quotidien. Écouter les silences de l’ennui et les cris de nos peurs. Puis soudain plus de signal (No Signal) comme si l’un d’entre eux ne pouvait plus aimer car le désir l’étouffe.  Son appel  à l’aide (Help) ne trouve de réponse que dans l’acte ultime.  Il n’y a dans ce projet aucune confrontation entre théâtre et cinéma, mais un vrai partage et une étrange rencontre.

Jean-Jacques Jauffret, 22/11/2012