Travaux d'acteurs de troisième année (4)
27 avr. 2013
Salle Michel Corvin - IMMS

Travaux d'acteurs de troisième année (4)

Informations pratiques

 

La jauge étant limitée, la réservation est obligatoire. L’entrée est gratuite.

Réservation : 04.95.04.95.78 ou eracmarseille@voila.fr

 

Paranoid

Projet de Maxime Levêque

Représentation samedi 27 avril 2013 à 20h

Textes : Peter Handke, Les gens déraisonnables sont en voie de disparition, Didier-Georges Gabily, Lalla ou la terreur, Fragments textuels de spectacles du TeatroValdoca, Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal, Lola Lafon, Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce, Pessoa, notice de médicaments, articles de journaux, publicités, etc.

Mise en scène et écriture : Maxime Lévêque

Costume, régie, décors et jeu : Ferdinand Barbet, Laurène Fardeau, Myrtille Bordier, Jérémy Buclon, Bertrand Cauchois, Heidi-Eva Clavier, Hayet Darwich, Louise Dupuis, Lucas Gentil, Lucile Oza, Tom Politano, Pauline Tricot, Gabriel Tur.

Régie : Yann Jaouen

 

 

Nous sommes au milieu d’un désert. Peut-être l’antarctique. Impossible de dire depuis combien de temps nous sommes ici et comment nous sommes arrivés là. Impossible de savoir si nous avons perdu la mémoire ou si nous avons nous-mêmes créé ce monde. Entre les manchots, la neige, et des fragments d’un monde réel ou supposé, chacun a creusé sa propre folie, et il est difficile de distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est plus. Hier, l’un d’entre nous a annoncé la fin de ce temps-là. La fin. Mais nous ne savons pas ce qu’est cette fin. S’agit-il enfin de la fin du monde, ou seulement de notre propre disparition de la surface. Ou bien est-ce la promesse d’un retour à la vie réelle, au monde du dehors. Que faire ? Que faire et que dire aujourd’hui si nous mourons demain. Que faire demain si nous retournons au monde. Et que connaissons-nous encore de ce monde-là ?

 

En traversant toutes les formes qui pourraient un instant nous inspirer et en inventant pour chaque acteur un processus de travail particulier, ce projet aura été l’occasion de nous poser la question de notre positionnement. Quelle position, quelle posture, discours, forme esthétique nous appelle et répond le mieux à notre rage et à notre apeurement. Longtemps Gabily, lorsqu’il écrivait dans les cafés, s’était assis face au mur. Jusqu’au jour où il décide de se tourner et d’écrire face au monde. Nous aussi avons travaillé un moment face au mur, il s’agit maintenant de nous retourner vers. Car nous serons des oiseaux dans la tempête qui s’annonce et il faudra chercher des lignes de mire. Ligne de mire, positionnement… effectivement, tout est affaire de position parce que, et dans tous les sens du terme, nous sommes en guerre.