Le jour blancDéborah Schrimm
du 27 au 29 mai 2019
IMMS

Le jour blanc

 

 

 

Un projet de Robin Redjadj
Texte de Valentin Lailler et Robin Redjadj
Avec 6 élèves/comédiens de l'Ensemble 26
 

 

Les 27, 28, 29 mai 2019 à 20h

Studio de répétition

IMMS - Friche la Velle de Mai
Gratuit - Réservation obligatoire
04 95 04 95 78 / contact13@eracm.fr

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Le jour blanc est un phénomène optique atmosphérique dans lequel les contrastes sont nuls et où tout semble enveloppé d'une lueur blanche uniforme à cause d'un ciel bas, de neige au sol et d'une faible visibilité. Le voyageur ne peut discerner ni les ombres, ni l'horizon, ni les nuages, ce qui lui fait perdre le sens  de la profondeur et de l'orientation. Le jour blanc peut causer une sensation de perdition, de vertige et, dans les cas les plus extrêmes, conduit à la mort.

Qu’est ce que Le Jour blanc ? Un conte ?
Il n’y a pourtant aucune morale, mais plutôt des idées monstrueuses qui s’affrontent au milieu de tout ce blanc. Peut on parler de conte lorsque l’histoire se construit sur la perte, la mort, les odeurs de whisky et de tabac froid, le traumatisme, le viol, le suicide et l’urgence ?
Dans un conte, il y a des preux chevaliers, des princesses qui dorment et des méchants très très méchants. Comme dans la vie. À moins que ce ne soit l’inverse. Mais alors, Le Jour blanc serait un reflet de notre réalité ? Pourtant cette absence de lieu, de temps, ce vide dans lequel sont plongés les personnages, les inscrivent presque dans une terrible dimension onirique.
C’est à n’y rien comprendre. Ça tourne en rond. Absurde. C’est le mot. Et pourtant, il y a comme un fil tendu, une frontière aussi mince que fragile qui semble lier entre eux tous les éléments. Des indices sont disséminés un peu partout. Ça veut dire qu’il faut réfléchir ? Ou au contraire lâcher prise ? Se laisser faire ? Réveiller l’enfant qui sommeille en nous et qui est peut être le seul capable de comprendre ?
Une chose est certaine, c’est que si un jour vous vous retrouvez confronté(e) au phénomène atmosphérique du jour blanc, cette pièce ne vous aidera pas du tout. Il est possible que vous vous perdiez à jamais à l’intérieur de cette frontière entre l’immense et le détail, le signe et le singulier, l’infini et le quotidien, le réel et la fiction, cette dimension à la fois infinie et microscopique que nous avons choisi d’appeler Le Jour blanc.
Si vous y rencontrez une petite fille à carreaux rouges et blancs, n’hésitez pas à vous asseoir à côté d’elle. Peut être qu’elle vous
donnera un peu d’espoir. Ou alors, elle vous racontera une histoire.

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Ateliers de recherche

Pendant la dernière année de leur cursus les futurs comédiens ont la possibilité de travailler sur un projet de recherche. Quatre projets sont retenus chaque année. Chaque responsable de projet doit constituer une distribution avec les autres comédiens de sa promotion, l’école apportant un soutien technique à l’opération. Une esquisse de ce travail est présentée au bout de trois semaines de répétitions. Il ne s’agit pas de mise en scène mais plus d’une expérimentation destinée à placer l’acteur face à son obligation de construction et de proposition ; elle vise à conforter l’autonomie et la responsabilisation de chacun des partenaires de ces projets. Didier Abadie