• Bouli Miro / Le Pays de rien
    du 10 au 28 mai 2019

    Bouli Miro / Le Pays de rien

     

    MISE EN LECTURE GUILLAUME SEVERAC

    AVEC 14 ÉLÈVES COMÉDIENS DE L'ENSEMBLE 27

     

    BOULI MIRO

    De Fabrice Melquiot

     

    LE PAYS DE RIEN 

    De Nathalie Papin

     

     

    Le vendredi 10 mai 2019 à 14h30 (public scolaire) et à 20h (tout public)

    Le samedi 11 mai 2019 à 11h (tout public)

    Entrée libre sur réservation : 04 93 38 73 30 / contact06@eracm.fr

    Salle Lorraine

    14 boulevard de Lorraine, 06400 Cannes

     

     

    Le mardi 28 mai 2019 à 19h (tout public)

    Dans le cadre du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse organisées par Le Théâtre Massalia

    Entrée  libre sur réservation : 04 95 04 95 75 / massalia@theatremassalia.com

    Salle Corvin - IMMS

    Friche la Belle de Mai, 41 rue jobin 13003 Marseille

     

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    "Pour réaliser cet atelier de mise en lecture, l’ensemble 27 et moi-même avons décidé d’explorer deux formes singulières de représentation de textes jeune public. Bouli Miro de Fabrice Melquiot et Le pays de rien de Nathalie Papin : une ode à la différence et une ode à la liberté. Placé dans un univers très marqué, le texte de Melquiot est d’une grande efficacité. Il se construit sur une structure très dialoguée très musicale et rythmée. Celui de Nathalie Papin est beaucoup plus aérien, d’apparence simple, il s’en dégage une très grande poésie qui donne libre court à l’imagination. Le contraste entre ces deux oeuvres nous est apparu comme un moyen d’exploration fertile, tant d’un point de vue de l’écriture et du mode de narration employé par les auteurs, que de leur esthétique respective. Puisqu'il s’agit de mise en lecture, nous pourrions être tentés de ne donner qu’à entendre. Mais nous aurons l’ambition d’aller plus loin, de repousser un peu l’exercice en l’emmenant aux frontières de la représentation. Pour cela, nous n’utiliserons que nos corps, nos voix, nos chants, notre musique, un peu de lumière, et quelque « bout de ficelle », pour évoquer l’univers de chaque oeuvre. Ce travail artisanal aura l’ambition de donner à entendre, certes, mais aussi à sentir, et surtout, à imaginer." G.S.S.

     

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    Guillaume Séverac-Schmitz

    Acteur, musicien et metteur en scène formé au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris (CNSAD-2007), Guillaume Séverac-Schmitz dirige le Collectif Eudaimonia. En tant qu’acteur il joue sous la direction de Mario Gonzalez, Christophe Rauck, Jean-Paul Wenzel, Cécile Garcia-Fogel, Karelle Prugnaud, Jean-Michel Ribes, Jean-Louis Martinelli, Michel Didym, David Lescot, Sara Llorca, Jean-François Sivadier (pour la master-class - Les trois soeurs de Tchékhov) et Wajdi Mouawad.

    En décembre 2013, il fonde Le Collectif Eudaimonia, compagnie implantée dans la région Occitanie, et met en scène et interprète le solo Un obus dans le coeur de Wajdi Mouawad au CDN de Montpellier. En 2015, alors artiste associé au théâtre de l’Archipel-scène Nationale de Perpignan, il crée Richard II de William Shakespeare. En janvier 2019, il crée La duchesse d’Amalfi de John Webster au Cratère-scène Nationale d’Alès. Ces spectacles sont actuellement en tournée. Pour la saison 19/20, il prépare la création de Derniers remords avant l’oubli de Jean Luc Lagarce. Guillaume Séverac-Schmitz est aujourd’hui artiste accompagné par Les Théâtres Aix-Marseille, ainsi qu’artiste associé au Cratère-Scène Nationale d’Alès.


  • Le jour blanc
    du 27 au 29 mai 2019
    IMMS

    Le jour blanc

     

     

     

    Un projet de Robin Redjadj
    Texte de Valentin Lailler et Robin Redjadj
    Avec 6 élèves/comédiens de l'Ensemble 26
     

     

    Les 27, 28, 29 mai 2019 à 20h

    Studio de répétition

    IMMS - Friche la Velle de Mai
    Gratuit - Réservation obligatoire
    04 95 04 95 78 / contact13@eracm.fr

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    Le jour blanc est un phénomène optique atmosphérique dans lequel les contrastes sont nuls et où tout semble enveloppé d'une lueur blanche uniforme à cause d'un ciel bas, de neige au sol et d'une faible visibilité. Le voyageur ne peut discerner ni les ombres, ni l'horizon, ni les nuages, ce qui lui fait perdre le sens  de la profondeur et de l'orientation. Le jour blanc peut causer une sensation de perdition, de vertige et, dans les cas les plus extrêmes, conduit à la mort.

    Qu’est ce que Le Jour blanc ? Un conte ?
    Il n’y a pourtant aucune morale, mais plutôt des idées monstrueuses qui s’affrontent au milieu de tout ce blanc. Peut on parler de conte lorsque l’histoire se construit sur la perte, la mort, les odeurs de whisky et de tabac froid, le traumatisme, le viol, le suicide et l’urgence ?
    Dans un conte, il y a des preux chevaliers, des princesses qui dorment et des méchants très très méchants. Comme dans la vie. À moins que ce ne soit l’inverse. Mais alors, Le Jour blanc serait un reflet de notre réalité ? Pourtant cette absence de lieu, de temps, ce vide dans lequel sont plongés les personnages, les inscrivent presque dans une terrible dimension onirique.
    C’est à n’y rien comprendre. Ça tourne en rond. Absurde. C’est le mot. Et pourtant, il y a comme un fil tendu, une frontière aussi mince que fragile qui semble lier entre eux tous les éléments. Des indices sont disséminés un peu partout. Ça veut dire qu’il faut réfléchir ? Ou au contraire lâcher prise ? Se laisser faire ? Réveiller l’enfant qui sommeille en nous et qui est peut être le seul capable de comprendre ?
    Une chose est certaine, c’est que si un jour vous vous retrouvez confronté(e) au phénomène atmosphérique du jour blanc, cette pièce ne vous aidera pas du tout. Il est possible que vous vous perdiez à jamais à l’intérieur de cette frontière entre l’immense et le détail, le signe et le singulier, l’infini et le quotidien, le réel et la fiction, cette dimension à la fois infinie et microscopique que nous avons choisi d’appeler Le Jour blanc.
    Si vous y rencontrez une petite fille à carreaux rouges et blancs, n’hésitez pas à vous asseoir à côté d’elle. Peut être qu’elle vous
    donnera un peu d’espoir. Ou alors, elle vous racontera une histoire.

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    Ateliers de recherche

    Pendant la dernière année de leur cursus les futurs comédiens ont la possibilité de travailler sur un projet de recherche. Quatre projets sont retenus chaque année. Chaque responsable de projet doit constituer une distribution avec les autres comédiens de sa promotion, l’école apportant un soutien technique à l’opération. Une esquisse de ce travail est présentée au bout de trois semaines de répétitions. Il ne s’agit pas de mise en scène mais plus d’une expérimentation destinée à placer l’acteur face à son obligation de construction et de proposition ; elle vise à conforter l’autonomie et la responsabilisation de chacun des partenaires de ces projets. Didier Abadie